Dernis : «Nous avons les cartes en main»
Dynamiteur décisif face au Mans (un doublé et une passe décisive), Geoffrey Dernis continue de la jouer collectif et refuse de s'emballer. Ce qui n'empêche que, face à Lens dans le Chaudron, mercredi soir (18h30) en match en retard, l'ASSE a une belle carte à jouer.
Geoffrey, le scénario du match face au Mans rappelle celui de la victoire à Auxerre. Cela devient une habitude d'être mené au score pour, ensuite, gagner le match. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
Geoffrey Dernis : «Je ne sais pas si on peut dire que c'est une bonne ou une mauvaise habitude (sourires). En tout cas, c'est la preuve que nous parvenions à réagir au cours d'un match. Cela fait bien longtemps que nous ne réussissions pas à renverser une situation.»
Quels enseignements peux-tu tirer du succès face au Mans ?
Geoffrey Dernis : «En première mi-temps, nous avons éprouvé beaucoup de difficultés. Il ne faut pas se le cacher. Nous avons eu également de la réussite sur l'égalisation qui est intervenue à un bon moment, juste avant la pause. En seconde mi-temps, nous avons bien réagi. Nous avons mieux développé notre jeu. Nous devons donc retenir et nous appuyer sur cette seconde période.»
«Lorsque nous parvenons à développer nos enchainements, nous sommes une belle équipe»
Quelles sont, pour toi, les explications du début de match laborieux ?
Geoffrey Dernis : «Peut-être avons nous subi le contrecoup de la coupure de quinze jours. Nous avons eu du mal à nous mettre dans le rythme face à un adversaire qui était venu, il faut le souligner, avec des prétentions et de bonnes intentions. Ils nous ont bien contrés, bien contenus. Nous n'avons pas trouvé de solutions. Nous avons eu du mal à développer notre jeu. Dans ces conditions, nous avons été logiquement menés au score.»
Comment avez-vous réussi à renverser cette situation ?
Goeffrey Dernis : «Nous nous sommes libérés. Nous avons également mis davantage d'engagement dans les duels, de volonté d'aller vers l'avant. On se rend compte que, lorsque nous parvenons à développer nos enchainements, nous sommes une belle équipe.»
«Nous sommes partis de si bas qu'il ne faut pas s'emballer »
A titre personnel, tu as réussi un match plein avec deux buts et une passe décisive. Ce sont de belles statistiques ?
Geoffrey Dernis : «Je suis content mais, en même temps, c'est ce que l'on me demande. Quand on est un joueur à vocation offensive, il faut être décisif. Je suis d'autant plus ravi quand cela rapporte trois points.»
Avec, désormais, 43 points au compteur, quels objectifs pouvez-vous viser ?
Geoffrey Dernis : «En terme de points et de places au classement, nous ne sommes pas tellement loin mais nous sommes partis de si bas qu'il ne faut pas s'emballer. Ceci dit, nous avons vraiment les cartes en main mais nous devons continuer de prendre les matches les uns après les autres sans se prendre la tête avec des calculs.
Quelles sont tes attentes pour le rendez-vous face à Lens ?
Geoffrey Dernis : «C'est un match en retard qui nous donne la possibilité de prendre trois nouveaux points et de nous placer. C'est la priorité. Nous devons le gagner avant de chercher à savoir où on peut atterrir. »
As-tu le sentiment, qu'avec trois matches à jouer, cette semaine peut s'avérer décisive ?
Geoffrey Dernis : «Jusqu'à, samedi soir, nous nous sommes focalisés uniquement sur le Mans. Cela s'est bien passé. Désormais, nous devons nous concentrer sur Lens.»
«Je me permets plus de libertés»
Justement, que t'inspire la situation actuelle de Lens ?
Geoffrey Dernis : «Leur situation est délicate. Mais, ce qui nous importe, c'est notre propre performance. Nous n'avons pas de sentiments à avoir car nous avons notre saison à jouer. Nous devons gagner ce match, tout simplement.»
Avec 6 unités à ton compteur personnel, tu as explosé ton record de buts en Ligue 1 en une saison (Ndlr : 3 buts en 2004-2005). Qu'est-ce qui a changé ?
Geoffrey Dernis : «Je suis plus présent devant le but. Je me permets plus de libertés car quand on ne tente rien, on n'a rien. Cela me sourit. Face au Mans, j'ai peut-être inscrit mes premiers buts à l'intérieur de la surface de réparation. Ce sont un peu des buts de renard. Avec Bafé, Pascal ou Dimitri, nous sommes capables de réussir de très belles choses.»